Quelles maladies peut-on vraiment attraper à la piscine ? Voir plus ....

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Quelles maladies peuvent réellement se transmettre dans une piscine ?

Contrairement aux idées reçues, ce n’est pas parce qu’une piscine contient de l’eau partagée par des dizaines de nageurs qu’elle est un « bouillon de culture ». Les eaux des piscines sont continuellement filtrées et désinfectées au chlore, ce qui détruit la majorité des bactéries, virus et autres micro-organismes responsables d’infections. L’ozone peut aussi être utilisé, généralement en complément, mais il doit être éliminé avant que l’eau retourne dans le bassin.

En revanche, cette « désinfection » n’agit pas instantanément sur tous les agents infectieux. Certains parasites, comme Cryptosporidium, résistent plusieurs jours à une chloration classique. De plus, une partie des maladies associées à la piscine ne sont pas contractées en nageant, mais en marchant pieds nus dans les vestiaires, les douches ou sur les plages humides. Enfin, lorsqu’un baigneur malade se baigne malgré une diarrhée ou une infection contagieuse, il peut contaminer l’eau et augmenter le risque pour les autres usagers.

Les mycoses des pieds, la maladie de pied la plus fréquente à la piscine

Parmi les infections cutanées les plus fréquentes après un passage à la piscine figure le pied d’athlète, une mycose provoquée par des champignons appelés dermatophytes. « Ces champignons se nourrissent de kératine et l’humidité favorise la macération ainsi que l’altération de la barrière cutanée, permettant leur colonisation de la peau, notamment entre les orteils », explique la Dre Hanane Chaoub, dermatologue.

Les sols humides des vestiaires et des abords des bassins constituent des lieux propices à leur transmission, surtout lorsqu’on marche pieds nus. “Les mycoses peuvent également toucher les plis de la peau (aine, sous les seins, aisselles…), où chaleur et humidité créent un environnement favorable à leur développement”, précise l’experte. Elle rappelle que les personnes souffrant d’eczéma atopique, les diabétiques, les personnes âgées, les immunodéprimés ou encore les nageurs réguliers sont davantage à risque.

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