Ce signal d'alarme de votre corps que beaucoup négligent !

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épaisses plaques rouges recouvertes de peaux mortes blanches, des démangeaisons, des rhumatismes… En France, près de deux millions de personnes souffrent de psoriasis. Si aucun traitement ne permet à l’heure actuelle de guérir définitivement de cette maladie inflammatoire chronique de la peau, des protocoles thérapeutiques permettent d’atténuer voire de faire disparaître les symptômes. Mais certains malades résistent à tout traitement.

Un consortium international coordonné par le professeur Hervé Bachelez, dermatologue à l’hôpital Saint-Louis AP-HP et chercheur à l’Institut Imagine, a fait une découverte qui pourrait changer la vie de ces malades.

En quoi consiste cette découverte ?

Les chercheurs de l’Institut Imagine se sont rendu compte que le psoriasis des patients résistants n’avait pas le même mécanisme que celui des autres malades. « Il est causé par une mutation dans un gène appelé ADAR1, qui déclenche en présence des ARN messagers une inflammation qui n’était jusqu’alors pas ciblée par la grande majorité des traitements actuels », explique le professeur Hervé Bachelez. Lorsque la protéine ADAR1 dysfonctionne, le système immunitaire s’emballe et se met à produire en excès une famille de protéines inflammatoires, les interférons, entraînant une inflammation chronique de la peau.

Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont effectué des tests génétiques sur 150 malades suivis en centres experts. Ils ont constaté que 8 à 9 % de cette population avaient une mutation génétique ADAR1. « Ces mutations sont donc relativement fréquentes, même si notre étude portait sur des patients plus difficiles à soigner et à traiter que la population globale de malades », souligne le chercheur.

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