Quand pourront-ils y avoir accès ?
Les traitements ne seront pas accessibles de sitôt. « Afin de vérifier notre hypothèse, nous allons maintenant l’étudier sur une population beaucoup plus large, en collaboration avec nos collègues anglais qui ont une plus grosse base de données, prévient le dermatologue à l’hôpital Saint-Louis. Cette seconde phase devrait prendre environ cinq ans. » Si l’hypothèse est confirmée, les traitements devront ensuite faire l’objet d’autorisations de mise sur le marché de la part des autorités de santé. Les malades devraient donc attendre une petite dizaine d’années.
« Nous sommes optimistes sur la validité de notre modèle car ce schéma n’existe pas que pour le psoriasis, avance le professeur Bachelez. Une mutation du gène ADAR1 semble aussi impliquée dans d’autres maladies inflammatoires chroniques, comme le diabète de type 1, la polyarthrite rhumatoïde, la dermatite atopique ou la sclérose en plaques. » Un espoir sur le long terme, mais pour peut-être davantage de malades.
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